La Toussaint, les vacances, le pont de novembre : une occasion de se poser, de regarder en arriĂšre depuis la trĂȘve estivale pour mieux se projeter jusqu’à la prochaine escale.
Le paysage change et se pare encore plus de ces belles couleurs mordorĂ©es sur certains arbres et, sur d’autres, on observe le dĂ©pouillement. L’occasion de se dĂ©lester. Se dĂ©lester, pour quoi? pour lĂącher ce qui ne sert plus, pour nous rĂ©gĂ©nĂ©rer avant de reprendre notre croissance.
Cela m’amĂšne Ă  faire un parallĂšle avec nos croyances, convictions — celles qui nous portent, celles qui nous aident Ă  tenir debout et aussi celles qui nous limitent. Nos croyances, nos convictions impactent nos Ă©motions et nos comportements.
J’anime en ce moment pour un client le mĂȘme stage auprĂšs de plusieurs groupes sur le thĂšme « affirmation de soi et confiance en soi pour maximiser ses relations ». Au fil des journĂ©es, je mesure la richesse des mondes intĂ©rieurs de chacun·e : les belles convictions de vie, les Ă©lans sincĂšres
 et aussi ces messages qui tournent en boucle, dĂ©forment la rĂ©alitĂ© et entravent parfois le passage Ă  l’action.
Lors de mes accompagnements en bilan de compĂ©tences, je ressens aussi la force de ces croyances limitantes. Certaines ont Ă©tĂ© de vĂ©ritables appuis Ă  un moment de vie, des alliĂ©es pour tenir ou avancer. Leur limite, c’est qu’elles continuent d’agir alors que le contexte, lui, a changĂ© et que l’envie de vivre diffĂ©remment par le travail est modifiĂ©.
L’intelligence Ă©motionnelle nous invite justement Ă  sentir quand ces cadres de pensĂ©e ne sont plus ajustĂ©s. DĂ©velopper cette conscience Ă©motionnelle, c’est agrandir notre zone de libertĂ© intĂ©rieure. C’est repĂ©rer quand par exemple, la peur, la culpabilitĂ© ou le besoin de reconnaissance prennent le volant, et apprendre Ă  remettre un peu de souplesse dans nos rĂ©ponses. C’est aussi accueillir avec bienveillance ces parts de nous qui ont cru, Ă  juste titre, que “se protĂ©ger” Ă©tait plus sĂ»r que “se montrer”.
Depuis quelques semaines, j’explore moi-mĂȘme cette intelligence Ă©motionnelle Ă  un autre rythme. Une façon d’affiner ma prĂ©sence, d’écouter plus finement ce qui se vit — en moi et chez l’autre. C’est exigeant et profondĂ©ment vivant.
Dans mes accompagnements comme dans ma vie, je mesure à quel point nos émotions sont des messagÚres précieuses : elles nous guident, nous alertent, nous transportent
 et parfois nous emportent.
L’enjeu, pour moi, n’est pas de les contrĂŽler, mais de ne plus en ĂȘtre esclave.
Et peut-ĂȘtre que ce moment de l’annĂ©e nous invite justement Ă  cela : Ă  explorer nos “vĂ©ritĂ©s”, Ă  voir en quoi elles nous Ă©lĂšvent, nous nourrissent ou, au contraire, rĂ©trĂ©cissent notre vision du monde.
Alors que la nature se dĂ©pouille pour mieux se rĂ©gĂ©nĂ©rer, c’est peut-ĂȘtre Ă  notre tour de laisser tomber quelques feuilles devenues inutiles : ces croyances, ces rĂ©flexes ou ces certitudes qui ne nous protĂšgent plus vraiment. Faire place nette pour accueillir du neuf. Retrouver le mouvement, la respiration, l’espace.
Cette pĂ©riode nous offre une belle opportunitĂ© d’alignement intĂ©rieur : reconnaĂźtre ce qui, en nous, demande encore de la lumiĂšre, et choisir consciemment ce que nous voulons garder, transformer ou laisser partir.
Je nous laisse à nos moments de réflexion respectifs pour choisir en conscience ce qui est le mieux et le plus juste actuellement à faire.
Comme les arbres, nous pouvons faire confiance au cycle : ce qui se dĂ©fait aujourd’hui prĂ©pare dĂ©jĂ  le renouveau de demain.
Ce travail sur les croyances, nos convictions profondes qui nous portent aussi sont un thĂšme du bilan de compĂ©tences: se poser sur ce qui vous anime, vous porte et avoir l’audace de vous lancer lors de cette intersection sur votre chemin de vie.

Et en formation ? J’aime la notion de voyage en U.
On commence par descendre ensemble : on explore, on questionne, on gratte les Ă©vidences. C’est le temps oĂč chacun se regarde dans le miroir, prend conscience de ses mĂ©canismes et de ses fonctionnements. On apprend Ă  les accueillir plutĂŽt qu’à les subir, Ă  repĂ©rer ce qui se joue en soi et dans la relation. C’est parfois inconfortable, toujours riche.

Au creux du U, il se passe quelque chose de prĂ©cieux : un moment de bascule oĂč l’on se connecte Ă  soi, Ă  ce qui est plus profond et plus authentique. C’est un espace de prĂ©sence, d’écoute de soi de ses ressentis et d’éclaircissement.

Puis vient le temps de la remontĂ©e : avec de nouvelles clĂ©s, on reconstruit autrement. On transforme la conscience acquise en leviers concrets d’action. On se met en mouvement, on expĂ©rimente, on agit diffĂ©remment — non pas par injonction extĂ©rieure, mais parce qu’on a trouvĂ© un nouvel Ă©lan intĂ©rieur.

Mon rĂŽle est d’accompagner ce voyage : crĂ©er un cadre sĂ©curisant pour oser descendre, soutenir la traversĂ©e Ă©motionnelle, et rendre possible la remontĂ©e vers une action plus consciente, plus ajustĂ©e et plus confiante.

A une prochaine fois pour des moments inspirants, éclats de vie, des ressources pour nourrir les transitions humaines avec justesse et sens et un aperçu de mon actualité, à la croisée de la transmission, du coaching et du vivant.


Prenez soin de vous et belle exploration de votre monde intérieur.

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